Interview d’un musulman SUPER productif : Cheikh Muhammad Alshareef


Par Abou Productif,

Muhammad Alshareef  est né en 1975 et a grandi au Canada. Il a mémorisé le Coran dans sa jeunesse et a plus tard obtenu un diplôme de Droit islamique de l’Université de Médine, promotion 1999. Il est le fondateur de l’Institut AlMaghrib, un organisme qui dispense des séminaires de niveau universitaire sur l’Islam. Les séminaires de l’Institut AlMaghrib sont proposés aux États-Unis et au Canada, ainsi qu’en Australie. Muhammad AlShareef a également fondé EmanRush Audio, Khutbah.com et DiscoverU.com. Il reste activement en contact avec la communauté virtuelle sur les forums d’AlMaghrib et sur sa page Facebook.

Bismillahi rahmani rahim. Al hamdoulillah wa salat wa salam ‘ala rasoulillah wa ‘ala alihi wa asshabihi wa man wa lah. Assalam ‘alaykoum wa rahmatoullahi ta’ala wa barakatouh chers frères et sœurs. Bienvenue pour cette nouvelle interview sur ProductiveMuslim.com. Notre invité aujourd’hui est Cheikh Muhammad AlShareef, fondateur et président de l’Institut Al Maghrib et également fondateur d’EmanRush Audio, de Khutbah.com et de DiscoverU. Cheikh Muhammad AlShareef est né et a grandi au Canada. Il a mémorisé le Coran très jeune, a étudié à l’Université de Médine, et donne maintenant des cours à l’Institut AlMaghrib. Il est très présent sur le net où il reste en contact avec les jeunes et où il est une source d’inspiration. Il forme également de nouvelles organisations et des professeurs qui seront les leaders de demain.

Cheikh Muhammad, assalam ‘alaykoum !

 Wa ‘alaykoum assalam wa rahmatoullahi wa barakatouh. Comment allez-vous Mohammed ?

Al hamdoulillah, Jazak Allahou kheyr. Nous souhaitons par le biais de cette interview en savoir plus sur votre créativité, et plus particulièrement, sur votre parcours personnel vers la productivité. Donc, tout d’abord, comment et où tout a commencé ?

 Bismillah wa al hamdoulillah wa salat wa salam ‘ala rasoulillah wa ‘ala alihi wa asshabihi wa man wa lah ‘ama baad.

Alors, comment tout a commencé ? Eh bien, revenons sur mon enfance au Canada. Je vivais dans cette petite ville habitée par peu de Musulmans – et peu de minorités d’ailleurs – je faisais un peu tâche dans le paysage. Je suis retourné dans cette ville et je me suis dit que j’allais certainement devoir faire quelque chose de différent pour me distinguer et m’en sortir, et j’avais pour objectif d’atteindre directement le sommet. Une des premières choses que je souhaite d’entrée dire aux auditeurs c’est que si vous voulez vous distinguer, faites tout ce qu’il faut pour y arriver.

Je ne savais pas vraiment quoi étudier à l’université et l’un de mes professeurs en science coranique m’a dit : « Pourquoi ne choisirais-tu pas d’étudier l’Islam, en prenant ces études au sérieux de la même manière que tu étudierais n’importe quelle discipline professionnelle ? ». Et vous savez quoi ? Personne ne m’avait encore jamais suggéré cette option ! Promouvoir l’Islam ! C’était au début des années 90 et je me suis dit que c’était une bonne idée. Il m’a donc formé, et je suis ensuite allé à Médine où j’ai pu acquérir le savoir islamique, mais auquel beaucoup de gens n’avaient pas forcément accès. Au début, j’étais très enthousiaste et je voulais partager tout ce que j’avais appris avec les autres. Voilà donc les grandes étapes par lesquelles j’ai commencé.

Maintenant que vous vous êtes fixé des objectifs, pouvons-nous approfondir un peu plus le sujet et aborder les aspects pratiques ? Tout le monde parle de temps, d’argent et de ressources humaines : comment gérez-vous chacun de ces domaines ?

 Concernant le temps et l’argent, ce sont les deux excuses le plus souvent invoquées. Vous aurez toujours quelqu’un qui vous dira : « J’aimerais faire ça mais je manque de temps… » ; ou encore « J’aimerais faire ça mais ça coûte trop cher… » ou « je n’en ai pas les moyens… ».

Commençons par la finance. J’ai vraiment étudié ce sujet très sérieusement.  J’y ai consacré une heure par jour. Je me suis dit : « Je vais prendre une heure par jour pour maîtriser ce sujet », et je n’avais aucune idée de combien temps ça me prendrait, mais je me suis dit que je prendrais autant de temps qu’il le faudra. Un jour, un frère m’a dit – et d’ailleurs, ce frère était fauché : « Pourquoi passes-tu ton temps à étudier l’argent alors que tu pourrais étudier des choses plus importantes et bénéfiques ? » Et je lui ai répondu : « Oui, pourquoi gâcher ma vie ? » Et puis, Al hamdoulillah je ne l’ai pas écouté et j’ai commencé à étudier ce sujet et je me suis vite rendu compte que c’était beaucoup plus simple à comprendre que la plupart des choses que nos frères et sœurs étudient à l’université.

C’est exactement la même chose avec la notion de temps, c’est très simple ! Mais c’est juste que, nos frères et sœurs, en ont peur, surestime et complique la chose. Mais, croyez-moi, beaucoup de choses dans la vie sont beaucoup plus compliquées que de créer un agenda et d’organiser son temps. Donc, par exemple concernant l’argent, j’ai juste changé ma manière de penser. Au lieu d’être la personne qui demande du travail aux autres, devenez celle qui offre un job aux autres ! Lorsque vous adoptez cet état d’esprit, l’argent afflue de votre côté. Al hamdoulillah, je n’ai eu aucun problème. Et si vous vous voulez en savoir plus sur l’argent, alors invitez-moi et je partagerai avec vous ce que j’ai appris et je vous en ferai bénéficier.

L’une des premières choses dont l’on doit s’occuper c’est le temps. Al hamdoulillah, j’ai trouvé des techniques pour me permettre de faire tout ce que je dois faire en une journée. Je vais à l’essentiel, je réduis au maximum pour pouvoir faire tout ce que j’ai besoin de faire avant 9h00 du matin. Lorsque tout le monde commence tout juste à se réveiller, vous pourriez avoir déjà fini de faire tout ce que vous deviez faire et ceci fait partie d’un programme que j’ai créé et qui s’appelle « Time Traveller » (Voyageur dans le Temps). Allahou ‘alam.

Et avec les gens ?

 L’une des leçons les plus importantes pour maîtriser votre temps et votre argent est de ne pas travailler seul, de ne pas vous isoler. Vous devez apprendre à travailler en équipe. L’une des choses que j’ai étudiée pendant que tout le monde était à l’université, c’est la gestion du processus de délégation et le travail en équipe. D’ailleurs, je conseille à ceux qui nous écoutent un très bon livre pour commencer, c’est « The one minute Manager meets the monkey.» un frère me l’a offert al hamdoulillah. Concernant ce sujet je vous conseille de lire d’autres ouvrages en plus de celui-ci, parce que ça pourrait rendre les gens fous (rire).

Est-ce que vous motivez les gens pour qu’ils fassent ce qu’ils ont à faire? Dans quelle mesure êtes-vous impliqué dans leur travail ?

 Je vais vous expliquer mon style de management avec une analogie. Je ne sais pas si nos auditeurs comprendront. C’est ce que j’appelle « les aigles et les canards ». Les « aigles » sont les gens qui ont des qualités de leader, qui volent haut dans le ciel, et les « canards » sont ceux qui ne peuvent pas voler aussi haut que les « aigles ». Ils battent juste des ailes, volent un tout petit peu et se posent à terre rapidement.

D’après mon expérience, quand vous avez toute une organisation de « canards », ils auront tendance à faire du micro-management. Ils donnent une tâche à quelqu’un et puis 3 heures après, ils la reprennent ; ou alors, ils la confient à 10 personnes différentes, et pendant que vous travaillez sur la tâche, quelqu’un d’autre l’a déjà accomplie, et c’est le genre de chose qui énerve pas mal de monde.

De l’autre côté, vous avez le management « des aigles ». Ce type de management consiste à donner l’objectif et la tâche à accomplir avec pour consigne : « Peu importe comment tu joues, tant que tu marques ce but ! » Par conséquent, cette personne s’envole avec la tâche et vous n’avez plus qu’à l’encourager sans la lui reprendre, en d’autres termes : vous lui faites confiance. Les aigles aiment travailler avec d’autres aigles.

Tout le monde veut avoir un aigle dans son équipe. Mais, le problème, c’est que si vous êtes un canard et que vous engagez un aigle, l’aigle sera frustré car les canards et les aigles ne peuvent pas voler ensemble. Un jour, j’étais dans une mosquée et je leur disais qu’ils avaient besoin d’un leader du type « aigle », et ils disaient : « Oui, oui, on a vraiment besoin d’un leader-aigle ! » Alors je leur ai dit : « Et vous savez ce qui arrivera quand vous l’aurez trouvé ? Vous allez le faire fuir avec vos coins-coins parce qu’il va commencer à faire des trucs sans votre permission. Ensuite vous convoquerez le Conseil, et invaliderez tout ce qu’il fait. Et comme il sera frustré il viendra probablement me trouver parce que contrairement à vous, je ne vais pas le réprimer chaque fois qu’il entreprend quelque chose. Je vais plutôt l’encourager et apprécier ce genre de travail. » Donc les aigles volent avec les aigles. Devenez un aigle et vous attirerez des aigles.

InchaAllah. Comment arrivez-vous à tout gérer ? Comment restez-vous productif ? Est-ce qu’il y a des jours où vous trouvez que c’est trop dur, où que vous êtes fatigué ? Où vous vous dites peut-être que c’est trop, et que vous devez ralentir. Qu’est-ce qui vous permet de rester toujours actif ? 

 Eh bien, je recommanderais toujours d’avoir un emploi du temps avec différents créneaux. Un créneau pendant lequel vous travaillez à fond et un autre pendant lequel vous êtes en pause. Et pendant ces pauses, vous devez vraiment vous amuser pour que votre esprit se détache totalement de ce que vous êtes en train de faire. Par exemple, si je donne une conférence, ou des cours ou quelque chose comme ça, j’aurais besoin de trouver un jeu vidéo dans lequel je pourrais complètement me plonger… Mais désolé les amis je ne joue pas aux jeux vidéo ! C’est juste un exemple parce que je sais que ce genre de chose me distrairait complètement. Ou alors, je peux avoir un roman passionnant qui me permet de me couper totalement de ce que je suis en train de faire. Je m’accorde ce genre de pause pour ne pas m’ennuyer dans ce que je fais.

Mon autre secret, c’est que je fais uniquement les choses que j’aime faire. Tout le monde a une sorte d’alarme interne qui se déclenche lorsque quelque chose va mal, puis vous vous sentez triste, déprimé, démotivé et improductif. Si je sens que cette alarme se déclenche – et je suis toujours en phase avec cet état intérieur – je reprends mes livres de coaching et je reviens sur les raisons qui m’ont poussé à commencer l’activité que je suis en train de faire. En général, lorsque vous vous sentez déprimé et démotivé, c’est peut être une réponse à votre Istikhara. Il se peut que ce que vous faites ne soit pas ce qu’il y a de mieux pour vous.

Cependant, il se peut aussi qu’il y ait d’autres problèmes, donc ne vous fermez pas totalement. Ne démissionnez pas juste parce que vous n’êtes plus motivé à sortir du lit le matin ! Je recommande plutôt à chacun de contacter un coach de vie, et plus particulièrement un coach musulman. Je vais vous donner un exemple, un superbe exemple ! Un frère avait un bon boulot mais n’était pas heureux dans son travail. Lui-même voulait faire quelque chose en lien avec le développement personnel pour les Musulmans, quelque chose de similaire à ce que nous faisons.

Il a donc rencontré un de nos coaches qui lui a dit : « Au lieu de démissionner, pourquoi ne pas poursuivre tes désirs de coaching en exerçant auprès de tes collègues de travail ? », et c’est donc ce qu’il a essayé de faire pendant quelques semaines. Il est ensuite allé voir son patron et lui a dit : « Est-ce que je pourrais offrir une demi-heure de coaching aux employés ? » Ces derniers ne sont pas musulmans, le patron est super content, les employés sont super contents, et il a donc préparé un atelier super génial sur la gestion du temps pour ses collègues non-musulmans au travail, et ça leur a vraiment plu tout simplement parce qu’il faisait ce qu’il aimait vraiment.

Ce frère est donc revenu la semaine suivante voir son coach de vie et lui a dit : « Vous savez quoi ? J’adore mon travail maintenant ! » Non seulement il est super content dans son travail, mais en plus, son patron lui a demandé : « Tu peux nous préparer d’autres ateliers comme ça ? » Quant aux employés, ils ont appris plusieurs choses sur la gestion du temps, mais ils se sont aussi dit : « Ouah ! Cet employé musulman fait un travail formidable. Je veux en savoir plus sur lui. » Pour résumer, ne laissez pas forcément tout tomber d’un coup, mais par contre, restez à l’écoute de votre alarme interne.

Si je comprends bien, vous aimez avoir des petits gâteaux bien cuits et d’autres à moitié cuits ? Que pensez-vous de la loi du « tout ou rien » ?

 Je pense que si une personne est confrontée à ce dilemme et qu’elle dit : «: je veux des gâteaux bien cuits ou je n’en veux pas du tout » alors pour moi cette personne est un loser ! Effectivement, c’est la méthode parfaite des losers. Soit ils veulent quelque chose de parfait, soit ils ne font rien. Ils disent : «  Je ne ferais rien tant que tout n’est pas parfait ! » Eh bien, je dis à ces gens-là : « Tant pis ! Vous savez quoi ? Vous êtes juste des canards alors ! » C’est exactement comme ça que les canards fonctionnent ! C’est toujours plus facile de dire que de faire et j’en sais quelque chose puisque j’ai souffert de ça également.

Quand vous sortez de chez vous le matin en voiture, vous ne vous dites pas : « Je ne démarre pas tant que tous les feux ne sont pas verts. ». Vous ne vous dites jamais ça ! Vous devez démarrer, puis une fois arrivé au premier feu rouge là vous vous demandez si vous devez tourner à droite ou à gauche ou si vous devez continuer tout droit. Puis, vous arrivez au deuxième feu rouge et vous recommencez, c’est comme ça que la vie fonctionne !

Quand quelqu’un vient me voir pour me demander quels sont mes projets pour les années à venir, je lui dis : « Toi, t’es un canard ! » Parce que ce n’est pas comme ça que ça marche ! Il vous dit : « Je veux savoir où on va, je veux savoir où on va ! » Mais vous n’en savez rien vous-même. Vous avez une vision d’ensemble, d’accord, mais dans la vie c’est vous qui choisissez vos aventures !

Qui, dans votre vie, vous a inspiré et vous a motivé à devenir ce que vous êtes aujourd’hui ?

 Vous savez, il y a toujours des gens qui vous diront que telle célébrité ou tel millionnaire les a inspirés, mais en ce qui me concerne, pour répondre à cette question, je mettrais mon père en haut de la liste. Mon père, car un jour je dispensais une formation dans un atelier, et une sœur m’a dit que mon père lui avait appris à avoir de grands objectifs. Lorsqu’elle a dit ça, je me suis rendu compte que mon père s’est toujours fixé des objectifs énormes et insensés. Je me suis aussi rendu compte que mon père n’avait jamais dénigré mes propres projets. En d’autres termes, lorsque j’allais le voir pour lui parler de mes projets, il me disait : «  Eh bien, allons-y ! » C’est comme ça que mon père est. J’ai pris conscience qu’il y a beaucoup de frères et sœurs qui ont des rêves, donc je souhaite faire une recommandation aux parents : « N’anéantissez pas les rêves de vos enfants ! »

Si quelqu’un vient me voir avec un rêve en tête, peu importe sa difficulté, je lui dirais que : « Bien sûr, c’est bien d’avoir des objectifs irréalistes, des objectifs qui vous motivent et qui vous enthousiasment, mais votre stratégie pour y parvenir doit être réaliste. ». Par exemple, si quelqu’un vient me voir pour me dire qu’il veut un million de personnes à sa conférence, je lui dirais que je n’ai aucun problème avec ça si c’est ce qui le motive. Mais avant de pouvoir courir, il faut savoir marcher, et avant de savoir marcher, il faut savoir marcher à quatre pattes, et avant de marcher à quatre pattes, il faut savoir comment s’y prendre.

Donc, oui, vous pouvez avoir des objectifs irréalistes, mais mettez en place une stratégie réaliste sur la manière de les atteindre. C’est pourquoi je mets en tête de ma liste mon père et bien entendu, ma mère !

Venons-en maintenant à votre manière de traverser cette vie, la voie qui vous a inspiré, mais aussi tout ce qui vous permet d’avancer. Comment devient-on un véritable Musulman Productif ? Si vous deviez définir le Musulman Productif, qui serait cette personne, comment la décririez-vous ?

 Je dirais qu’un véritable Musulman Productif est un cœur qui bat et qui vit, mais avant tout, un cœur ; en d’autres termes, c’est quelqu’un qui est tellement en phase avec ses émotions, que quoi qu’il fasse, c’est toujours pour suivre son cœur. S’il décide de s’engager sur un projet, il le fait avec passion car c’est ce qu’il veut faire du plus profond de son être. Si quelque chose ne marche pas, il n’essaie pas de rationnaliser du genre : « Je dois persévérer coute que coute… » Non ! Il suit son cœur et a le courage de laisser tomber si nécessaire. Quand quelqu’un est en phase avec son Istikhara par exemple, en consultant les autres, en apprenant ce qu’il doit faire, tout en étant en phase avec ce que lui dicte son cœur, je pense que son cœur Insha Allah le guidera vers Allah (Soubhanahou Wa Ta’ala).

Jazak Allahou Kheyr. Pour ma dernière question, j’aimerais vous demander si vous auriez des conseils pour nos fans qui sont en moyenne âgés de 18 à 24 ans ?

 Le conseil que je vais leur donner est un peu mon mantra dans la vie : «  Pas de reproches, ni d’excuses ; que des résultats ou des leçons ». Ce que je veux dire c’est ceci -c’est d’ailleurs une doua que je fais- : « Qu’aucune excuse ne franchisse vos lèvres » En d’autres termes, ne perdez pas votre temps à chercher des excuses et à vous demander pourquoi telle ou telle chose n’a pas marché, ou pourquoi vous ne pouvez pas avoir ceci ou cela.

Contentez-vous de garder le silence si vous ne pouvez pas accomplir quelque chose et travaillez pour obtenir ce que vous voulez. Prenez connaissance de ce que vous voulez dans la vie, ensuite faites ce qu’il faut pour l’avoir mais ne passez pas votre vie à inventer des excuses. Et surtout, n’accusez personne. N’accusez pas vos circonstances, vos parents, n’accusez pas votre situation financière ! Sachez simplement ce que vous désirez et foncez ! Ne perdez pas de temps à chercher un coupable. Don soit vous obtiendrez les résultats que vous espériez, soit vous en tirerez une leçon pour les prochains objectifs.

Par exemple, j’ai investi en bourse et j’ai perdu de l’argent. Chaque fois que je perdais de l’argent, je me disais : « Et boum ! Je viens de perdre 500$. » Et alors, je me disais que c’est comme si j’avais investi 500$ dans un séminaire pour apprendre à gérer mon argent et comment ne pas l’investir. Puis pour être sûr de rentabiliser l’argent investi, je notais dans mon journal la leçon que j’avais apprise de ce séminaire à 500$ !

Vous pouvez faire la même chose. Quand quelque chose ne marche pas, chaque échec est une bonne leçon, ça vous forge une expérience. Et si vous suivez un peu tout ce que je fais, comme le « Time Traveller » ou les séminaires sur la gestion de l’argent, de nombreux projets sont le résultat de mes « échecs ».Mais j’ai appris comment sortir de ces gouffres et j’ai maintenant des solutions que je peux partager avec les autres.

MachaAllah ! Jazak Allahou kheyran Cheikh Muhammad. Ce fut une excellente interview pleine d’inspiration. Nous apprécions vraiment les conseils que vous avez donnés aux frères et sœurs. InchaAllah, en tant que Musulmans Productifs, nous allons essayer de continuer à être un cœur qui bat et qui vit. Jazak Allahou Kheyr et nous souhaitons, inchaAllah, vous inviter pour de futurs évènements. Jazak Allahou Kheyr. Salam ‘alaikoum.

 Jazak Allahou kheyran. Wa ‘alaykoum assalam wa rahmatoullah wa barakatouh.

 

Retrouvez l’interview complète du Cheikh Muhammad Alshareef en la téléchargeant ici.

 

One Response to Interview d’un musulman SUPER productif : Cheikh Muhammad Alshareef

  1. penda dit :

    Que de beaux engagements réussis.merci et vive la paix dans le monde.

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